vendredi 2 décembre 2016

Dernier atelier de travail pour la réalisation d’une campagne de sensibilisation à l’égalité hommes-femmes

Comme vous avez déjà pu le lire ici, suite à l’Université d’Automne de la Jeunesse de 2015, le réseau IDD, l’IFAD, le CCFD-TS et les jeunes de ce projet Démocratie Participative ont décidé de créer une campagne de sensibilisation à la question du genre et de l’égalité hommes-femmes. 

Suite aux deux ateliers organisés en juillet dernier à Guelmime et à Al Hoceima pour préparer cette campagne, un atelier final de réalisation de celle-ci a eu lieu le weekend du 5 et 6 novembre. C’est à Rabat, qu’une partie des jeunes ayant participé à l’atelier de Guelmime et une partie de celles et ceux présent-e-s à Al Hoceima, se sont retrouvé-e-s, accompagné-e-s de Louai Hafa, qui a animé les deux ateliers précédents et qui était de nouveau présent pour accompagner et mobiliser les jeunes sur la réalisation de cette campagne.


Durant deux jours, elles et ils ont activement travaillé à la réalisation de cette campagne qui vise à sensibiliser sur l’épineuse question de l’égalité entre les femmes et les hommes. Les jeunes ont donc réfléchi ensemble sur les problèmes socio-économiques générant des situations d’inégalités des droits, d’injustice sociale et de discriminations entre les femmes et les hommes.  Des injustices fortement présentent au Maroc que les jeunes ont souhaité mettre en lumière et dénoncer via des outils média accessible et pédagogique. De ces échanges et réflexions ont émergés des images et des messages d’alerte et de sensibilisation. Des échanges forts en émotion, chargés d’expériences pour certains jeunes présents…..une campagne qui s’annonce forte et percutante. 

Quatre thématiques ont été sélectionnées : la violence physique et morale et le harcèlement envers les femmes, les mères célibataires, la liberté de circulation des femmes et la thématique des mineures (travail des enfants, mariage des mineures, accès à l’éducation). Quant aux outils … nous les gardons encore secrets mais vous pourrez les découvrir très rapidement lors du lancement officiel de cette campagne.


Pour vous faire patienter, nous vous proposons de lire ce témoignage d’Ina, jeune femme du réseau IDD qui a rejoint les jeunes pour participer à cet atelier de réalisation de la campagne :

« C’était la première fois où j’étais impliquée activement dans la réalisation d’une campagne de sensibilisation et ma première fois en absolu au Maroc. Je me disais que réaliser une campagne de sensibilisation sur l’égalité du genre au Maroc aurait été plutôt compliqué, étant donnée l’idée que nous nous faisons en Europe sur le positionnement majoritaire de la société marocaine sur la question. Mais j’étais prête et curieuse de commencer même en ayant mille pensés différentes.

Dans les locaux de l’IFAD, les 5 et 6 novembre étaient présentes 17 personnes, 14 jeunes de différentes associations du réseau IDD Maroc avaient presque tous été confrontés à 24h de voyage pour rejoindre Rabat et pour être là. Dépassé le premier temps de connaissance et une fois la glace brisée, grâce au cadrage de Pauline nous sommes parvenus à trouver un accord sur les thématiques à valoriser, les moyens de diffusion et comment on imaginait la campagne. Ce moment a été suivi de la vraie« action » : la création de la campagne. Deux outils ont été choisis et deux jours y ont été consacrés.
Pendant le premier jour une des difficultés rencontrées a été surement la langue (je ne parle pas arabe et certains des jeunes ne maîtrisaient pas forcément le français) mais l’obstacle a été facilement surmonté grâce à l’envie de collaborer et de nous aider mutuellement. Nous avons toutes et tous activement participé à la création de la campagne de sensibilisation, qui a été un espace d’échange, de partage, de discussion ainsi que de divertissement. Même si nous nous ressentions la fatigue, le travail ne s’arrêtait pas, comme on dit souvent « l’union fait la force ». 

Les jeunes étaient pour la majorité fort motivés, à ma grande surprise, les participant-e-s faisaient de leur mieux pour avoir une campagne « à fort impact », ils et elles en voulaient tous être les vrai-e-s protagonistes. En si peu de temps, la campagne a été réalisée et on est toutes et tous impatient-e-s de voir le résultat final.
J'étais stupéfaite de voir ces jeunes, citoyens-nes d'une société où la défense de droits des femmes ne semble pas vraiment être une priorité, qui ont la force de se battre pour le respect et pour la défense de ces droits. 
Á la fin de ces deux journées, je suis persuadée que la nouvelle génération marocaine réussira à mettre en avant ses idées et réussira à défier la société d’hier pour la rendre plus juste et pour en garantir l’égalité hommes/femmes.  J’ai beaucoup appris de ces jeunes ; leur joie de vivre et la force de leurs convictions, idées, principes, sont et seront le moteur de la société. A l’heure actuelle, je peux affirmer que les deux jours de travail à Rabat, pour moi, représentent deux jours d’enrichissement personnel. »
  

lundi 28 novembre 2016

COP 22 à Marrakech : Deux ateliers animés par le réseau IDD dans l'espace autogéré

Retour sur les deux ateliers animés par Chadia Arab, membre du Réseau IDD et de la Plateforme Euro-marocaine, MCDC à la COP 22 à Marrakech.


L’atelier 1 a été organisé le mardi 15 novembre de 14h30 à 16h30 par le réseau IDD en partenariat avec l’IFAD et le CCFD TS, au sein de l’espace autogéré (Coalition marocaine pour la justice climatique). Il portait sur les thématiques « Oasis, Migrations et justice sociale » et a réuni 25 participants-es. Cet échange a permis de débattre et d’allier des interventions d’experts et de témoignages de jeunes acteurs associatifs vivant dans des oasis au Maroc et en Tunisie. Avec Youssef BRAHIMI, ancien directeur du programme des Nations Unis, Mohamed ZEDDOUK, membre du Réseau Marocain de l’Economie Sociale et Solidaire (REMESS) et Mohamed ODOUR, élu régional, ancien président de la commune de Foum El Hisn, membre du Réseau de Plaidoyer, de Sauvegarde et de Développement Durable des Oasis du Maroc (REPDOM).


Témoignages ensuite des membres du réseau IDD au Maroc, travaillant au sein de leurs associations à la protection et à la vie de leur oasis, Hassan AKDIM de l’association Tiwizi, Mohamed BELAHSEN  de l’association ASDBF et Kader ELKOUCHE de l’association Réseau des jeunes de Figuig pour le Développement (RJFD), et transversalité avec les travaux de l’association Stop pollution en Tunisie avec Mlle Mariam et Monsieur Wissem SGHAIER. Ahmed BENTAJER a représenté et présenté le réseau IDD Maroc.


L’atelier 2 intitulé « Migrations et changements climatiques » en partenariat avec la Plateforme euro-marocaine MCDC, s’est déroulé le mercredi 16 novembre dans la zone verte de la COP22. Elle a rassemblé une centaine de personnes, avec la participation de Aziz M’KICHRI sur le contexte international des migrations climatiques de l’association Naoura (Bruxelles), Abderrahim HENDOUF, syndicaliste de l’UMT au Maroc sur les migrations internes au Maroc et enfin Samir ABI, secrétaire permanent de l’observatoire ouest africain des migrations à Lomé (Togo).




Ces ateliers feront l’objet, pour l’atelier 1, d’une vidéo de restitution réalisée par Kader ELKOUCHE et pour l’atelier 2, d’une synthèse qui sera faite par Fouad LAHSSINI.
Nous vous donnons RDV du 6 au 10 décembre au Bangladesh pour le Forum mondial Migrations et développement. Puis du 18 au 20 décembre à Tanger pour le Forum social maghrébin sur les migrations.


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jeudi 17 novembre 2016

Concertations en marche dans les communes pilotes

Les visites et échanges dans deux communes dans la région de Zagora, comme le séminaire de mi-parcours organisé dans la même localité entre le 16 et 20 mars, avec la participation d’une centaines d’acteurs du Maroc, de France et du Mali, ainsi que les échanges de qualité sur des expériences relatives aux mécanismes et outils de la démocratie participative, ont permis de donner un élan aux concertations entre acteurs dans les 4 communes pilotes. Dès la fin avril ont eu lieu les premières rencontres de préparation des concertations : le 29 avril 2016 dans la commune d’Iqaddar (El Hajeb), du 6 au 8 mai dans la commune de Souk Lkhmis Dadès, du 28 mai au 2 juin dans la commune de Figuig, et les 11 et 12 juillet dans la commune de Tamanarte. La préparation de ces concertations a tenu compte des spécificités de chaque territoire, qu’il s’agisse de la culture locale ou des relations entre acteurs. Dans sa première phase, la concertation s’est déroulée dans chaque territoire en trois temps :
- La préparation des associations partenaires avec l’élaboration d’une proposition de plan des concertations.
- La réunion des associations partenaires avec les responsables et élu-e-s de la commune.
- La rencontre proprement dite, impliquant également d’autres associations du territoire, en vue de l’adoption du plan de concertation.

La deuxième phase a été marquée par la participation des émigrés via leurs associations. Des échanges entre certaines communes et associations au Maroc et les associations de France avec leurs partenaires ont permis de dégager des pistes de travail entre ici et là bas à travers des projets sociaux. Enfin, ces concertations ont aussi porté sur les autres mécanismes et outils institutionnels de la démocratie participative, notamment la préparation et la constitution de l’Instance équité égalité des chances et approche genre (ICEEAG), et la préparation des outils pour la réalisation du Plan communal de développement (PAC). Ces rencontres et réunions ont aussi débattu d’autres outils de démocratie participative (conseils de jeunes, conseils de femmes…). Ces concertations ont d’ores et déjà abouti à une meilleure connaissance mutuelle des acteurs dans chaque territoire, et à une amélioration de la confiance entre eux pour se projeter ensemble vers l’avenir du territoire à travers l’élaboration du PAC.


En octobre dernier, également 4 ateliers d’échanges et de formations sur l’élaboration du PAC ont eu lieu dans les 4 communes pilotes. Vous pourrez découvrir à ce sujet un article sur ce blog très prochainement ! 

lundi 17 octobre 2016

Réunion du comité de pilotage du 1er octobre (article en arabe)

عقدت اللجنة التوجيهية لمشروع "الديمقراطية التشاركية" يوم السبت 1 أكتوبر 2016 في الرباط.عرف هذا اللقاء الرابع حضور جميع الشركاء الأساسيين1.كما شهد حضور أعضاء شبكة هجرة، تنمية، ديموقراطية فرنسا، معهد تكوين العاملين في مجال التنمية، رئيس شبكة هجرة، تنمية، ديموقراطية المغرب،الموظفين في المشروع من البلدين و ممثيلن و ممثلات للمشروع عن ثلاتة من الأقطاب الأربعة المغربية و الفرنسية.في الجانب المغربي، مثلت قطب  الشمال الشرقي جمعية النساء الدولية جدران مكسرة بفڭيڭ، جمعية تامونت بتمنارت من قطب جنوب الأطلس الصغير، و قطب الوسط، مثلته جمعية فضاءات مواطنة بالحاجب.أما الجانب الفرنسي، مثله كل منATMF-BHL و JadIDD. كما حضر الاجتماع ممثلا منظمتين شريكتين في المشروع ، رابطة تارغا مساعدة و بوابة المجتمع المدني مشرق مغرب لمنتدى بدائل المغرب.
في أربعة أشهر من نهاية المشروع،كان هنالك تبادل من طرف الفاعلين و الفاعلات على الأنشطة السابقة و أيضا على مستقبل و ديمومة هذه المغامرة. حيث خُصصت الفترة الصباحية من أجل استعراض أنشطة العام الماضي و بداية هذا العام والنتائج الأولية التي تم تحقيقها في المشروع أو التي لا تزال في طريق الانجاز. في فترة ما بعد الظهر، تداول المشاركون و المشاركات على خطة عمل والأنشطة المقبلة لتنفيذ المرحلة النهائية.ثم تلاه تذكير لقضايا وأهداف المشروع، وتذكير السياق السياسي والاجتماعي للمشروع في كلا البلدين، وتم طرح المحاور المختلفة للمشروع واستغرق التبادل حول: بناء القدرات، وإشراك الشباب والنساء، وعملية التشاور والرسملة.

وقدمت توصيات من قبل هياكل لتحسين تنظيم الأنشطة الأخيرة وتحقيق النتائج المتوقعة. بعد التبادل لرصد وتقييم المشروع، عمل الفاعلون و الفاعلات معا على التوقعات و آفاق متابعة هذا المشروع خلال السنوات القادمة.


في وقت متأخر من بعد الظهر، استقبلت اللجنة ممثلين من وكالة التنمية الفرنسية (AFD)، المشتركين في تمويل المشروع، مارمورات مارين، مسؤولة مهام، و مارتن پيريكار، مدير مشروع.و استغل فريق المتطوعين والعاملين هذه الزيارة للتباحث مع ضيفه حول مشاركة النساء، الشباب، المهاجرين و المهاجرات في التنمية المحلية، و عن التشاور في الأقطاب الثلاثة و الأمر داته بفرنسا.


Version de l'article en français : cliquez ici

vendredi 14 octobre 2016

Ateliers de formations et d'échanges au Maroc

Dans le cadre du projet « Pour un renforcement de la démocratie et la protection des droits au niveau de la gouvernance locale au Maroc », co-financé par l'Union Européenne au Maroc, et mis en œuvre par l’Ifad avec le réseau IDD depuis deux années, quatre ateliers de formation et d’échanges seront organisés les weekend du 14 au 16 octobre prochain à Khmiss Dades (province de Tinghir) et à Tamanarte (province de Tata), et, du 21 au 23 octobre, à Figuig et à Iqqadar (Province d'El Hajeb). 
En partenariat avec les Communes et avec la participation des associations locales et des associations issues de l'immigration en France, ces ateliers d'une durée de 3 jours s’adressent aux élus, aux fonctionnaires communaux, aux associations locales et françaises partenaires du projet, ainsi qu’aux représentants des services étatiques mobilisés via le projet au sein du territoire de la commune.
Leur finalité sera de contribuer à rapprocher les visions des acteurs locaux sur le processus de la concertation afin qu'ils puissent élaborer de façon participative et concertée leur Plan d’Action Communal (PAC).


IFAD - 27 Rue Youssef Ben Tachfine - Hassan - Rabat 
IDD - Rue des Poissonniers - Paris -

mardi 11 octobre 2016

Réunion du Comité de pilotage le 1er octobre 2016

Le comité de Pilotage du projet « Démocratie Participative » s’est tenu le samedi 1er octobre 2016 à Rabat. Les principaux partenaires du projet étaient réunis pour ce quatrième COPIL[1]Des membres du bureau et personnes ressources du réseau IDD France, de l’IFAD, le président d’IDD Maroc et l’équipe des salarié-e-s du projet des deux pays étaient réuni-e-s à cette réunion, ainsi que des représentant-e-s de trois des quatre pôles marocains et de France. Côté Maroc, pour représenter le Pôle Nord Est Oriental, l’association Femmes Internationales Murs Brisés, de Figuig était présente, l’association Tamount de Tamanarte a représenté le Pôle Sud Anti-Atlas et pour le Pôle Centre, c’est l’association Espace Citoyens d’El Hajeb qui a assisté à cette réunion. Pour la France, l’association ATMF-BHL et le Pôle JadIDD (Jeunesse Active d’IDD) étaient présents. Enfin des représentants de deux organisations partenaires de ce projet ont assisté à cette réunion, l’association Targa Aide et Ejoussour du FMAS.

A quatre mois de la fin de ce projet, les actrices et acteurs ont échangé sur les activités passées mais aussi sur l’avenir et la suite à donner à cette aventure. La matinée a donc été consacrée au bilan des activités de l’an dernier et de ce début d’année et sur les premiers résultats atteints de ce projet ou en cours d’être atteints. L’après-midi, les participant-e-s ont d’abord échangé sur le plan d’actions et sur les prochaines activités à mettre en place sur la phase finale. Après un rappel des enjeux et objectifs du projet et un rappel du contexte politique et social dans les deux pays, les différents axes du projet ont été abordés et des échanges se sont déroulés autour de ces derniers : le renforcement des capacités, l’implication des jeunes et des femmes, les processus de concertation et la capitalisation.

Des recommandations ont été faites par les différentes structures pour organiser au mieux ces dernières activités et pour atteindre les résultats attendus. Après avoir échangé sur les activités de suivi et d’évaluation du projet, les acteurs et actrices ont ensuite réfléchi et travaillé ensemble sur les perspectives et la suite à donner à ce projet sur les prochaines années.

En fin de journée, le COPIL a reçu deux représentants de l’Agence Française de Développement (AFD), participant au financement du projet, Marine Marmorat, chargée de mission et Martin Péricard, chef de projet. L’équipe de bénévoles et de salarié-e-s a donc profité de cette visite pour échanger avec ses invité-e-s autour de la participation des femmes, des jeunes et des migrant-e-s dans le développement local ainsi que sur la concertation dans les trois pôles ainsi qu’en France.

Article en arabe : cliquez ici

[1] Le CCFD-TS s’est excusé 

vendredi 12 août 2016

Formation aux techniques d'animation : Témoignages de participant-e-s

Du 17 au 19 juillet 2016, l’IFAD, le réseau IDD et le CCFD-TS ont organisé une formation à destination des associations marocaines partenaires du projet Démocratie Participative : « Introduction aux techniques d’animation » au Centre du Croissant Rouge de Mehdia.



Voici des témoignages de quelques participant-e-s :

Khadija, association Al Manar féminine, Tagoudicht  : « Je remercie IDD et l’IFAD pour cette formation, elle m’a beaucoup plu, c’est le première formation concernant l’animation à laquelle j’assiste. Ces trois jours se sont très bien passés, on a réussi à faire beaucoup de choses, j’ai beaucoup appris notamment comment devenir une animatrice. »

Mohamed, association RATDED, Tinghir : « Cette formation est importante, c’est une passation de connaissance d’une génération à une autre génération. Les jeunes ont besoin de ces techniques d’animation. Le manque à ce niveau-là est énorme donc l’initiative de faire une formation est très intéressante pour notre domaine associatif. C’est également important pour les dirigeants des associations, vu que des instituts ont débloqué des financements énormes par rapport à certains projets, mais avec un manque de compétence concernant l’animation locale : activité, réunion, accueil d’autres associations avec lesquelles elles collaborent. Cette formation permet donc de participer, de partager des connaissances et les expériences des uns et des autres. » 

Amina, association Femmes Internationales Murs Brisés, Figuig: « Cette formation aux techniques d’animation doit être la première des choses. Il faut d’abord apprendre ces techniques pour ensuite faire d’autres formations. Nous avons appris beaucoup durant ces trois jours. Il est maintenant important que les participants soient disponibles car ils vont transmettre les messages aux autres membres de leur association. »

Khalid, Association Al Mostakbal ADA, Figuig : « La formation sur les techniques d’animation consiste en un renforcement des capacités des acteurs, des membres des bureaux. L’animation est un domaine crucial car les participants sont des délégués et vont transmettre ces techniques et ces objectifs que ce soit au niveau culturel, éducatif, sportif. Il faut également prendre en compte le genre, les populations cibles, les enfants, les hommes ou les femmes. L’animation est une technique qui peut créer une dynamique et faciliter la communication entre les groupes cibles et même résoudre des problèmes, gérer des confits. Personnellement, les techniques d’animation m’ont aidé à répondre à plein de questions. J’ai l’intention de refaire ces techniques aux autres membres du bureau de mon association pour que tout le monde puisse s’intéresser à ce sujet et renforcer les capacités de chacun. L’animation est cruciale, à chaque projet on doit commencer à renforcer les acteurs au niveau de l’animation et de la communication au niveau du territoire pour ensuite planifier les autres axes comme le plaidoyer, le partenariat ou la concertation. »

Hassan, Association Tiwizi pour la culture et l’action humanitaire, Foum El Hisn : « Nous avons décidé de prendre part à cette formation car elle répond à un besoin des animateurs qui ont un manque au niveau des techniques d’animation. Nous saisissons donc cette opportunité pour combler ce manque, car la formation nous a permis de découvrir un certain nombre d’outils et de méthodes utilisées dans le domaine d’animation, particulièrement l’animation des groupes des enfants. Grâce aux travaux de groupe, mis en place dans le cadre de cette formation, nous avons acquis des techniques qui nous permettront de mieux animer nos futures activités.  Nous ambitionnons notamment de partager les compétences acquises durant cette formation avec les membres de nos associations. Enfin nous souhaitons remercier les organisateurs de cette formation (IDD France, Maroc et l’IFAD) ainsi que les formateurs. »

Yassine, association Touya pour l’action féminine, Al Hoceima : « La formation sur les techniques d’animation m’a permis de découvrir de nouveaux outils et de nouvelles techniques pouvant être utilisés pour réussir l’animation d’une activité. Grâce aux travaux de groupes, nous avons acquis de nouvelles compétences qui nous permettront d’animer des activités destinées à des publics différents (jeunes, femmes, enfants…). La formation nous a notamment donné l’opportunité de partager nos expériences en tant qu’animateurs dans les différents pôles. Je voudrais aussi souligner l’importance des formations mis en place par le réseau depuis trois ans. En effet les différentes formations ont permis aux bénéficiaires de devenir plus professionnels dans leur manière de travailler au sein de leurs associations et ils apportent une réelle valeur ajoutée au sein de ces dernières. Je considère ces formations notamment comme un moyen de partager et d’échanger autour de nos expériences respectives, et dans le futur cela nous permettra de partager notre savoir-faire et devenir à notre tour des formateurs au sein du réseau. »

Maha, association Swani, Khemisset : « Cette expérience m’a permis de me rendre compte de l’importance du rôle d’animateur et du travail conséquent que celui-ci doit effectuer en amont de toutes les activités dont il est responsable (programmation, préparation des sujets, demandes d’autorisation auprès des différents représentants de l’état, etc.). Je déplore cependant l’absence de statut juridique qui encadre le travail d’animateur et qui pourrait le protéger en cas de problème survenu dans le cadre de ces activités d’animation. »