jeudi 15 décembre 2016

Atelier sur le partenariat entre associations et collectivités locales

Les 5 et 6 novembre 2016 à Rabat, dans le cadre du Projet Démocratie Participative, s’est déroulé l’atelier « Le partenariat entre associations et collectivités locales de France et du Maroc : expériences, finalités et perspectives ». Environ 25 personnes y ont assisté. Il a réuni 3 associations françaises, 6 communes marocaines, 13 associations marocaines et 2 représentants des collectivités Françaises.


Lors de ces deux journées, 3 ateliers et 2 tables rondes ont eu lieu. Le programme était dense, deux jours étaient certainement  trop peu pour pouvoir traiter toutes les questions soulevées. Après une introduction où les notions de partenariat et le cadre de la coopération décentralisée ont été remis dans leur contexte, des ateliers de groupes ont permis d’analyser les contraintes et les atouts pour une coopération réussie ainsi que les clés de réussite pour un partenariat et la valeur ajoutée de la coopération décentralisée.
L’après midi a été dédiée à la première table ronde sur le thème « Des partenariats réalisés ou à l'état de projet mobilisant des acteurs associatifs et des élus ». Les associations françaises y ont présenté leurs expériences en matière de coopération décentralisée. Un débat très riche d’enseignement a ensuite été organisé puis des ateliers en petits groupes ont eu lieu afin d’analyser les points faibles et point forts de ces expériences, les conditions et les facteurs de réussites de ces partenariats ainsi que les contraintes et les moyens de les lever.


La journée du dimanche a commencé par une présentation de l'expérience en coopération décentralisée, du Conseil Départemental de la Seine-Saint-Denis. Suite à un débat sur cette expérience, les ateliers de groupe ont débuté. Ils ont eu lieu par pôle et ont permis de mettre autour d’une même table les différents acteurs de la coopération décentralisée (communes marocaines, collectivités françaises et associations membres d’IDD France et d’IDD Maroc). Des axes pour une future coopération ont été dégagés et chacun a pu exprimer ses besoins mais aussi ses possibilités. Ces ateliers ont permis de préciser les relations entre les différents acteurs et de poser les bases de futurs partenariats.
Suite à cela, la parole a été laissée aux représentants des communes marocaines afin de lancer un débat sur société civile/commune pour créer un climat de confiance puis un  autre débat sur comment créer les conditions de travail entre collectivités et associations pour créer un développement démocratique dans les régions. Enfin, les participants se sont réunis afin de formuler des recommandations suite aux ateliers.


Ces ateliers ont permis de mettre autour d’une même table les différents acteurs de la coopération décentralisée et ainsi les pousser à une réflexion commune afin de mettre en œuvre des projets. Ces deux journées auront un impact très positif sur les relations entre les associations et les communes, mais aussi sur celles entre les communes des deux rives en leur ayant permis de se rencontrer et ainsi de pouvoir échanger de manière constructive sur les nécessités et objectifs de chaque acteur.

vendredi 2 décembre 2016

Dernier atelier de travail pour la réalisation d’une campagne de sensibilisation à l’égalité hommes-femmes

Comme vous avez déjà pu le lire ici, suite à l’Université d’Automne de la Jeunesse de 2015, le réseau IDD, l’IFAD, le CCFD-TS et les jeunes de ce projet Démocratie Participative ont décidé de créer une campagne de sensibilisation à la question du genre et de l’égalité hommes-femmes. 

Suite aux deux ateliers organisés en juillet dernier à Guelmime et à Al Hoceima pour préparer cette campagne, un atelier final de réalisation de celle-ci a eu lieu le weekend du 5 et 6 novembre. C’est à Rabat, qu’une partie des jeunes ayant participé à l’atelier de Guelmime et une partie de celles et ceux présent-e-s à Al Hoceima, se sont retrouvé-e-s, accompagné-e-s de Louai Hafa, qui a animé les deux ateliers précédents et qui était de nouveau présent pour accompagner et mobiliser les jeunes sur la réalisation de cette campagne.


Durant deux jours, elles et ils ont activement travaillé à la réalisation de cette campagne qui vise à sensibiliser sur l’épineuse question de l’égalité entre les femmes et les hommes. Les jeunes ont donc réfléchi ensemble sur les problèmes socio-économiques générant des situations d’inégalités des droits, d’injustice sociale et de discriminations entre les femmes et les hommes.  Des injustices fortement présentent au Maroc que les jeunes ont souhaité mettre en lumière et dénoncer via des outils média accessible et pédagogique. De ces échanges et réflexions ont émergés des images et des messages d’alerte et de sensibilisation. Des échanges forts en émotion, chargés d’expériences pour certains jeunes présents…..une campagne qui s’annonce forte et percutante. 

Quatre thématiques ont été sélectionnées : la violence physique et morale et le harcèlement envers les femmes, les mères célibataires, la liberté de circulation des femmes et la thématique des mineures (travail des enfants, mariage des mineures, accès à l’éducation). Quant aux outils … nous les gardons encore secrets mais vous pourrez les découvrir très rapidement lors du lancement officiel de cette campagne.


Pour vous faire patienter, nous vous proposons de lire ce témoignage d’Ina, jeune femme du réseau IDD qui a rejoint les jeunes pour participer à cet atelier de réalisation de la campagne :

« C’était la première fois où j’étais impliquée activement dans la réalisation d’une campagne de sensibilisation et ma première fois en absolu au Maroc. Je me disais que réaliser une campagne de sensibilisation sur l’égalité du genre au Maroc aurait été plutôt compliqué, étant donnée l’idée que nous nous faisons en Europe sur le positionnement majoritaire de la société marocaine sur la question. Mais j’étais prête et curieuse de commencer même en ayant mille pensés différentes.

Dans les locaux de l’IFAD, les 5 et 6 novembre étaient présentes 17 personnes, 14 jeunes de différentes associations du réseau IDD Maroc avaient presque tous été confrontés à 24h de voyage pour rejoindre Rabat et pour être là. Dépassé le premier temps de connaissance et une fois la glace brisée, grâce au cadrage de Pauline nous sommes parvenus à trouver un accord sur les thématiques à valoriser, les moyens de diffusion et comment on imaginait la campagne. Ce moment a été suivi de la vraie« action » : la création de la campagne. Deux outils ont été choisis et deux jours y ont été consacrés.
Pendant le premier jour une des difficultés rencontrées a été surement la langue (je ne parle pas arabe et certains des jeunes ne maîtrisaient pas forcément le français) mais l’obstacle a été facilement surmonté grâce à l’envie de collaborer et de nous aider mutuellement. Nous avons toutes et tous activement participé à la création de la campagne de sensibilisation, qui a été un espace d’échange, de partage, de discussion ainsi que de divertissement. Même si nous nous ressentions la fatigue, le travail ne s’arrêtait pas, comme on dit souvent « l’union fait la force ». 

Les jeunes étaient pour la majorité fort motivés, à ma grande surprise, les participant-e-s faisaient de leur mieux pour avoir une campagne « à fort impact », ils et elles en voulaient tous être les vrai-e-s protagonistes. En si peu de temps, la campagne a été réalisée et on est toutes et tous impatient-e-s de voir le résultat final.
J'étais stupéfaite de voir ces jeunes, citoyens-nes d'une société où la défense de droits des femmes ne semble pas vraiment être une priorité, qui ont la force de se battre pour le respect et pour la défense de ces droits. 
Á la fin de ces deux journées, je suis persuadée que la nouvelle génération marocaine réussira à mettre en avant ses idées et réussira à défier la société d’hier pour la rendre plus juste et pour en garantir l’égalité hommes/femmes.  J’ai beaucoup appris de ces jeunes ; leur joie de vivre et la force de leurs convictions, idées, principes, sont et seront le moteur de la société. A l’heure actuelle, je peux affirmer que les deux jours de travail à Rabat, pour moi, représentent deux jours d’enrichissement personnel. »
  

lundi 28 novembre 2016

COP 22 à Marrakech : Deux ateliers animés par le réseau IDD dans l'espace autogéré

Retour sur les deux ateliers animés par Chadia Arab, membre du Réseau IDD et de la Plateforme Euro-marocaine, MCDC à la COP 22 à Marrakech.


L’atelier 1 a été organisé le mardi 15 novembre de 14h30 à 16h30 par le réseau IDD en partenariat avec l’IFAD et le CCFD TS, au sein de l’espace autogéré (Coalition marocaine pour la justice climatique). Il portait sur les thématiques « Oasis, Migrations et justice sociale » et a réuni 25 participants-es. Cet échange a permis de débattre et d’allier des interventions d’experts et de témoignages de jeunes acteurs associatifs vivant dans des oasis au Maroc et en Tunisie. Avec Youssef BRAHIMI, ancien directeur du programme des Nations Unis, Mohamed ZEDDOUK, membre du Réseau Marocain de l’Economie Sociale et Solidaire (REMESS) et Mohamed ODOUR, élu régional, ancien président de la commune de Foum El Hisn, membre du Réseau de Plaidoyer, de Sauvegarde et de Développement Durable des Oasis du Maroc (REPDOM).


Témoignages ensuite des membres du réseau IDD au Maroc, travaillant au sein de leurs associations à la protection et à la vie de leur oasis, Hassan AKDIM de l’association Tiwizi, Mohamed BELAHSEN  de l’association ASDBF et Kader ELKOUCHE de l’association Réseau des jeunes de Figuig pour le Développement (RJFD), et transversalité avec les travaux de l’association Stop pollution en Tunisie avec Mlle Mariam et Monsieur Wissem SGHAIER. Ahmed BENTAJER a représenté et présenté le réseau IDD Maroc.


L’atelier 2 intitulé « Migrations et changements climatiques » en partenariat avec la Plateforme euro-marocaine MCDC, s’est déroulé le mercredi 16 novembre dans la zone verte de la COP22. Elle a rassemblé une centaine de personnes, avec la participation de Aziz M’KICHRI sur le contexte international des migrations climatiques de l’association Naoura (Bruxelles), Abderrahim HENDOUF, syndicaliste de l’UMT au Maroc sur les migrations internes au Maroc et enfin Samir ABI, secrétaire permanent de l’observatoire ouest africain des migrations à Lomé (Togo).




Ces ateliers feront l’objet, pour l’atelier 1, d’une vidéo de restitution réalisée par Kader ELKOUCHE et pour l’atelier 2, d’une synthèse qui sera faite par Fouad LAHSSINI.
Nous vous donnons RDV du 6 au 10 décembre au Bangladesh pour le Forum mondial Migrations et développement. Puis du 18 au 20 décembre à Tanger pour le Forum social maghrébin sur les migrations.


Découvrez plus de photos : Cliquez ici

jeudi 17 novembre 2016

Concertations en marche dans les communes pilotes

Les visites et échanges dans deux communes dans la région de Zagora, comme le séminaire de mi-parcours organisé dans la même localité entre le 16 et 20 mars, avec la participation d’une centaines d’acteurs du Maroc, de France et du Mali, ainsi que les échanges de qualité sur des expériences relatives aux mécanismes et outils de la démocratie participative, ont permis de donner un élan aux concertations entre acteurs dans les 4 communes pilotes. Dès la fin avril ont eu lieu les premières rencontres de préparation des concertations : le 29 avril 2016 dans la commune d’Iqaddar (El Hajeb), du 6 au 8 mai dans la commune de Souk Lkhmis Dadès, du 28 mai au 2 juin dans la commune de Figuig, et les 11 et 12 juillet dans la commune de Tamanarte. La préparation de ces concertations a tenu compte des spécificités de chaque territoire, qu’il s’agisse de la culture locale ou des relations entre acteurs. Dans sa première phase, la concertation s’est déroulée dans chaque territoire en trois temps :
- La préparation des associations partenaires avec l’élaboration d’une proposition de plan des concertations.
- La réunion des associations partenaires avec les responsables et élu-e-s de la commune.
- La rencontre proprement dite, impliquant également d’autres associations du territoire, en vue de l’adoption du plan de concertation.

La deuxième phase a été marquée par la participation des émigrés via leurs associations. Des échanges entre certaines communes et associations au Maroc et les associations de France avec leurs partenaires ont permis de dégager des pistes de travail entre ici et là bas à travers des projets sociaux. Enfin, ces concertations ont aussi porté sur les autres mécanismes et outils institutionnels de la démocratie participative, notamment la préparation et la constitution de l’Instance équité égalité des chances et approche genre (ICEEAG), et la préparation des outils pour la réalisation du Plan communal de développement (PAC). Ces rencontres et réunions ont aussi débattu d’autres outils de démocratie participative (conseils de jeunes, conseils de femmes…). Ces concertations ont d’ores et déjà abouti à une meilleure connaissance mutuelle des acteurs dans chaque territoire, et à une amélioration de la confiance entre eux pour se projeter ensemble vers l’avenir du territoire à travers l’élaboration du PAC.


En octobre dernier, également 4 ateliers d’échanges et de formations sur l’élaboration du PAC ont eu lieu dans les 4 communes pilotes. Vous pourrez découvrir à ce sujet un article sur ce blog très prochainement ! 

lundi 17 octobre 2016

Réunion du comité de pilotage du 1er octobre (article en arabe)

عقدت اللجنة التوجيهية لمشروع "الديمقراطية التشاركية" يوم السبت 1 أكتوبر 2016 في الرباط.عرف هذا اللقاء الرابع حضور جميع الشركاء الأساسيين1.كما شهد حضور أعضاء شبكة هجرة، تنمية، ديموقراطية فرنسا، معهد تكوين العاملين في مجال التنمية، رئيس شبكة هجرة، تنمية، ديموقراطية المغرب،الموظفين في المشروع من البلدين و ممثيلن و ممثلات للمشروع عن ثلاتة من الأقطاب الأربعة المغربية و الفرنسية.في الجانب المغربي، مثلت قطب  الشمال الشرقي جمعية النساء الدولية جدران مكسرة بفڭيڭ، جمعية تامونت بتمنارت من قطب جنوب الأطلس الصغير، و قطب الوسط، مثلته جمعية فضاءات مواطنة بالحاجب.أما الجانب الفرنسي، مثله كل منATMF-BHL و JadIDD. كما حضر الاجتماع ممثلا منظمتين شريكتين في المشروع ، رابطة تارغا مساعدة و بوابة المجتمع المدني مشرق مغرب لمنتدى بدائل المغرب.
في أربعة أشهر من نهاية المشروع،كان هنالك تبادل من طرف الفاعلين و الفاعلات على الأنشطة السابقة و أيضا على مستقبل و ديمومة هذه المغامرة. حيث خُصصت الفترة الصباحية من أجل استعراض أنشطة العام الماضي و بداية هذا العام والنتائج الأولية التي تم تحقيقها في المشروع أو التي لا تزال في طريق الانجاز. في فترة ما بعد الظهر، تداول المشاركون و المشاركات على خطة عمل والأنشطة المقبلة لتنفيذ المرحلة النهائية.ثم تلاه تذكير لقضايا وأهداف المشروع، وتذكير السياق السياسي والاجتماعي للمشروع في كلا البلدين، وتم طرح المحاور المختلفة للمشروع واستغرق التبادل حول: بناء القدرات، وإشراك الشباب والنساء، وعملية التشاور والرسملة.

وقدمت توصيات من قبل هياكل لتحسين تنظيم الأنشطة الأخيرة وتحقيق النتائج المتوقعة. بعد التبادل لرصد وتقييم المشروع، عمل الفاعلون و الفاعلات معا على التوقعات و آفاق متابعة هذا المشروع خلال السنوات القادمة.


في وقت متأخر من بعد الظهر، استقبلت اللجنة ممثلين من وكالة التنمية الفرنسية (AFD)، المشتركين في تمويل المشروع، مارمورات مارين، مسؤولة مهام، و مارتن پيريكار، مدير مشروع.و استغل فريق المتطوعين والعاملين هذه الزيارة للتباحث مع ضيفه حول مشاركة النساء، الشباب، المهاجرين و المهاجرات في التنمية المحلية، و عن التشاور في الأقطاب الثلاثة و الأمر داته بفرنسا.


Version de l'article en français : cliquez ici

vendredi 14 octobre 2016

Ateliers de formations et d'échanges au Maroc

Dans le cadre du projet « Pour un renforcement de la démocratie et la protection des droits au niveau de la gouvernance locale au Maroc », co-financé par l'Union Européenne au Maroc, et mis en œuvre par l’Ifad avec le réseau IDD depuis deux années, quatre ateliers de formation et d’échanges seront organisés les weekend du 14 au 16 octobre prochain à Khmiss Dades (province de Tinghir) et à Tamanarte (province de Tata), et, du 21 au 23 octobre, à Figuig et à Iqqadar (Province d'El Hajeb). 
En partenariat avec les Communes et avec la participation des associations locales et des associations issues de l'immigration en France, ces ateliers d'une durée de 3 jours s’adressent aux élus, aux fonctionnaires communaux, aux associations locales et françaises partenaires du projet, ainsi qu’aux représentants des services étatiques mobilisés via le projet au sein du territoire de la commune.
Leur finalité sera de contribuer à rapprocher les visions des acteurs locaux sur le processus de la concertation afin qu'ils puissent élaborer de façon participative et concertée leur Plan d’Action Communal (PAC).


IFAD - 27 Rue Youssef Ben Tachfine - Hassan - Rabat 
IDD - Rue des Poissonniers - Paris -

mardi 11 octobre 2016

Réunion du Comité de pilotage le 1er octobre 2016

Le comité de Pilotage du projet « Démocratie Participative » s’est tenu le samedi 1er octobre 2016 à Rabat. Les principaux partenaires du projet étaient réunis pour ce quatrième COPIL[1]Des membres du bureau et personnes ressources du réseau IDD France, de l’IFAD, le président d’IDD Maroc et l’équipe des salarié-e-s du projet des deux pays étaient réuni-e-s à cette réunion, ainsi que des représentant-e-s de trois des quatre pôles marocains et de France. Côté Maroc, pour représenter le Pôle Nord Est Oriental, l’association Femmes Internationales Murs Brisés, de Figuig était présente, l’association Tamount de Tamanarte a représenté le Pôle Sud Anti-Atlas et pour le Pôle Centre, c’est l’association Espace Citoyens d’El Hajeb qui a assisté à cette réunion. Pour la France, l’association ATMF-BHL et le Pôle JadIDD (Jeunesse Active d’IDD) étaient présents. Enfin des représentants de deux organisations partenaires de ce projet ont assisté à cette réunion, l’association Targa Aide et Ejoussour du FMAS.

A quatre mois de la fin de ce projet, les actrices et acteurs ont échangé sur les activités passées mais aussi sur l’avenir et la suite à donner à cette aventure. La matinée a donc été consacrée au bilan des activités de l’an dernier et de ce début d’année et sur les premiers résultats atteints de ce projet ou en cours d’être atteints. L’après-midi, les participant-e-s ont d’abord échangé sur le plan d’actions et sur les prochaines activités à mettre en place sur la phase finale. Après un rappel des enjeux et objectifs du projet et un rappel du contexte politique et social dans les deux pays, les différents axes du projet ont été abordés et des échanges se sont déroulés autour de ces derniers : le renforcement des capacités, l’implication des jeunes et des femmes, les processus de concertation et la capitalisation.

Des recommandations ont été faites par les différentes structures pour organiser au mieux ces dernières activités et pour atteindre les résultats attendus. Après avoir échangé sur les activités de suivi et d’évaluation du projet, les acteurs et actrices ont ensuite réfléchi et travaillé ensemble sur les perspectives et la suite à donner à ce projet sur les prochaines années.

En fin de journée, le COPIL a reçu deux représentants de l’Agence Française de Développement (AFD), participant au financement du projet, Marine Marmorat, chargée de mission et Martin Péricard, chef de projet. L’équipe de bénévoles et de salarié-e-s a donc profité de cette visite pour échanger avec ses invité-e-s autour de la participation des femmes, des jeunes et des migrant-e-s dans le développement local ainsi que sur la concertation dans les trois pôles ainsi qu’en France.

Article en arabe : cliquez ici

[1] Le CCFD-TS s’est excusé 

vendredi 12 août 2016

Formation aux techniques d'animation : Témoignages de participant-e-s

Du 17 au 19 juillet 2016, l’IFAD, le réseau IDD et le CCFD-TS ont organisé une formation à destination des associations marocaines partenaires du projet Démocratie Participative : « Introduction aux techniques d’animation » au Centre du Croissant Rouge de Mehdia.



Voici des témoignages de quelques participant-e-s :

Khadija, association Al Manar féminine, Tagoudicht  : « Je remercie IDD et l’IFAD pour cette formation, elle m’a beaucoup plu, c’est le première formation concernant l’animation à laquelle j’assiste. Ces trois jours se sont très bien passés, on a réussi à faire beaucoup de choses, j’ai beaucoup appris notamment comment devenir une animatrice. »

Mohamed, association RATDED, Tinghir : « Cette formation est importante, c’est une passation de connaissance d’une génération à une autre génération. Les jeunes ont besoin de ces techniques d’animation. Le manque à ce niveau-là est énorme donc l’initiative de faire une formation est très intéressante pour notre domaine associatif. C’est également important pour les dirigeants des associations, vu que des instituts ont débloqué des financements énormes par rapport à certains projets, mais avec un manque de compétence concernant l’animation locale : activité, réunion, accueil d’autres associations avec lesquelles elles collaborent. Cette formation permet donc de participer, de partager des connaissances et les expériences des uns et des autres. » 

Amina, association Femmes Internationales Murs Brisés, Figuig: « Cette formation aux techniques d’animation doit être la première des choses. Il faut d’abord apprendre ces techniques pour ensuite faire d’autres formations. Nous avons appris beaucoup durant ces trois jours. Il est maintenant important que les participants soient disponibles car ils vont transmettre les messages aux autres membres de leur association. »

Khalid, Association Al Mostakbal ADA, Figuig : « La formation sur les techniques d’animation consiste en un renforcement des capacités des acteurs, des membres des bureaux. L’animation est un domaine crucial car les participants sont des délégués et vont transmettre ces techniques et ces objectifs que ce soit au niveau culturel, éducatif, sportif. Il faut également prendre en compte le genre, les populations cibles, les enfants, les hommes ou les femmes. L’animation est une technique qui peut créer une dynamique et faciliter la communication entre les groupes cibles et même résoudre des problèmes, gérer des confits. Personnellement, les techniques d’animation m’ont aidé à répondre à plein de questions. J’ai l’intention de refaire ces techniques aux autres membres du bureau de mon association pour que tout le monde puisse s’intéresser à ce sujet et renforcer les capacités de chacun. L’animation est cruciale, à chaque projet on doit commencer à renforcer les acteurs au niveau de l’animation et de la communication au niveau du territoire pour ensuite planifier les autres axes comme le plaidoyer, le partenariat ou la concertation. »

Hassan, Association Tiwizi pour la culture et l’action humanitaire, Foum El Hisn : « Nous avons décidé de prendre part à cette formation car elle répond à un besoin des animateurs qui ont un manque au niveau des techniques d’animation. Nous saisissons donc cette opportunité pour combler ce manque, car la formation nous a permis de découvrir un certain nombre d’outils et de méthodes utilisées dans le domaine d’animation, particulièrement l’animation des groupes des enfants. Grâce aux travaux de groupe, mis en place dans le cadre de cette formation, nous avons acquis des techniques qui nous permettront de mieux animer nos futures activités.  Nous ambitionnons notamment de partager les compétences acquises durant cette formation avec les membres de nos associations. Enfin nous souhaitons remercier les organisateurs de cette formation (IDD France, Maroc et l’IFAD) ainsi que les formateurs. »

Yassine, association Touya pour l’action féminine, Al Hoceima : « La formation sur les techniques d’animation m’a permis de découvrir de nouveaux outils et de nouvelles techniques pouvant être utilisés pour réussir l’animation d’une activité. Grâce aux travaux de groupes, nous avons acquis de nouvelles compétences qui nous permettront d’animer des activités destinées à des publics différents (jeunes, femmes, enfants…). La formation nous a notamment donné l’opportunité de partager nos expériences en tant qu’animateurs dans les différents pôles. Je voudrais aussi souligner l’importance des formations mis en place par le réseau depuis trois ans. En effet les différentes formations ont permis aux bénéficiaires de devenir plus professionnels dans leur manière de travailler au sein de leurs associations et ils apportent une réelle valeur ajoutée au sein de ces dernières. Je considère ces formations notamment comme un moyen de partager et d’échanger autour de nos expériences respectives, et dans le futur cela nous permettra de partager notre savoir-faire et devenir à notre tour des formateurs au sein du réseau. »

Maha, association Swani, Khemisset : « Cette expérience m’a permis de me rendre compte de l’importance du rôle d’animateur et du travail conséquent que celui-ci doit effectuer en amont de toutes les activités dont il est responsable (programmation, préparation des sujets, demandes d’autorisation auprès des différents représentants de l’état, etc.). Je déplore cependant l’absence de statut juridique qui encadre le travail d’animateur et qui pourrait le protéger en cas de problème survenu dans le cadre de ces activités d’animation. »

mercredi 10 août 2016

Ateliers de préparation à une campagne de sensibilisation au genre et à l'égalité hommes-femmes

Lors de l’Université d’Automne de la Jeunesse organisée l’année dernière, un atelier animé par Louai Hafa, a été réalisé sur la question « Jeunesse, genre et égalité hommes/femmes ». Au cours de cet atelier, les jeunes participant-e-s (femmes et hommes) ont produit un outil de sensibilisation à cette question sous la forme d’une campagne. En vue du travail fait par les jeunes et de leur motivation, les partenaires du projet, IDD, l’IFAD et le CCFD-TS, en lien avec l’animateur Louai Hafa et les jeunes ont donc décidé de réaliser cette campagne de sensibilisation à la question du genre et de l’égalité hommes-femmes.

Guelmime
Afin de préparer cette campagne, deux ateliers ont été organisés, dans le cadre du projet « Démocratie Participative » en juillet dernier. Le 1er atelier a eu lieu à Guelmime avec des jeunes femmes et hommes des associations du Pôle Sud Anti-Atlas et du Pôle Sud est. Le deuxième atelier a eu lieu à Al Hoceima, au sein de l’association Touya pour l’action féminine, partenaire du projet. Cet atelier a réuni des jeunes femmes et hommes des associations du Pôle Nord-est Oriental et du Pôle Centre.
Al Hoceima
Pour chaque atelier, durant deux jours les jeunes ont travaillé avec Louai Hafa et des membres de l’équipe du projet, afin de préparer la campagne de sensibilisation. A la rentrée, il est donc prévu que certain-e-s participant-e-s de Guelmime et d’Al Hoceima se retrouvent à Rabat pour échanger et travailler à la réalisation de cette campagne !  

Pour ces deux ateliers, des jeunes journalistes citoyens formés à la Web Radio dans le cadre du projet, l’année dernière, étaient également présents et ont travaillé pour communiquer sur cette activité !
Pour en savoir plus, vous pouvez donc découvrir leurs production: 
- Atelier de Guelmime : Lire l’article de Brahim Boutaghnach ici
-  Atelier d’Al Hoceima : Visionnez la vidéo réalisée par Kader Elkouche et Ahmed Bentajer ici
Et découvrez l’album photos des deux ateliers ici – Photos par Kader Elkouche et Aissam Hamdaoui

Félicitations et merci à tous et toutes les jeunes ! 

Atelier de préparation à la campagne de sensibilisation - Guelmime.

 س   سيرا على نفس المنوال الخاص بتنظيم ورشات في المساواة بين الجنسين بجميع الأقطاب ، في إطار مشروع الديموقراطية التشاركية الذي جاء مباشرة بعد النقاشات والمشاورات والتوصيات المنبثقة عن الجامعة الخريفية العام الماضي بالمهدية ، افتتحت اليوم السبت 23 يوليوز 2016 بمدينة كلميم ، وبدأت الورشة بالتعريف بالمشاركين ليتم بعد ذلك الخوض في النقاش حول مجموعة من النقط المتعلقة بجانب المساواة بين الرجل والمرأة ، بحيث تم الأخذ والرد من طرف الفاعلين بالورشة حول هذه النقط ، وبهذه الورشة تم التفاعل والنقاش بين الفاعلين الجمعويين من أجل خلق حملة تحسيسية للمساواة بين الجنسين ، وقد تم الإسهام والنقاش الجاد بين الحاضرين في هذا النشاط ، بحيث استطاعوا تكوين تصور في أذهانهم عن كيفية صياغة حملة تحسيسية ، بل وتعدو ذلك إلى القيام بحملات من هذا النوع في مجموعة من القضايا ، وكان ذلك برسالة أقوى وجهد أقل ، باستعمال ما هو متوفر ومتاح كالهاتف أو الكاميرا الرقمية التي باتت متوفرة بشكل ميسر ، مستعينين بذلك بوسائل التواصل الاجتماعي . ومن خلال تفاعل الحاضرين مع الكيفية التي تمت بها صياغة نماذج عن الحملات التحسيسية يمكن القول بأنها الوسيلة الأنجع لإيصال الصوت والترافع عن القضايا المطروحة على الساحة والتي تؤرق المواطن ، وفي اليوم الثاني من الورشة تم العمل على اقتراح اسم و أفكار خاصة بحملة IDD  و IFAD   حول المساواة بين الرجل والمرأة ليستمر المشاركون في صياغة أفكار عن حملات من قبل التعليم ، الصحة ، الشغل ، السياسة ، المجتمع ، ... ليتم في الأخير إنزالها لأرض الواقع . وبعد ذلك سيعمد الفاعلون إلى نقل هذه التجارب لجمعياتهم من أجل التعريف بها عند باقي الأعضاء والمنخرطين ، وسيتم عقد لقاء بالرباط بين المشاركين من جميع الأقطاب لتبادل جميع التجارب بهذا الخصوص و العمل بشكل جماعي على تنزيل حملات تحسيسية ذات وقع كبير و مصاغة بشكل جيد على أن تتم المساهمة الفعالة من طرف المدعوين من الجمعيات .     

Brahim Boutaghnach       

vendredi 1 juillet 2016

Témoignages

Lors du séminaire international de Zagora (relire l'article ici), des jeunes formés à la Web Radio dans le cadre du projet et des jeunes bénévoles de la radio locale Zagora FM, ont constitué une cellule de communication afin de couvrir l’évènement et d’interviewer des participant-e-s à cette rencontre.
Aujourd’hui nous vous invitons à découvrir quatre témoignages en vidéos réalisées par Abdelkader Elkouche : 


=> Abdallah Zniber, membre du réseau IDD : cliquez ici
=> Amar Benamar, président de l’IFAD au Maroc : ici
=> Aliatte Chiahou, membre de l’association de Racines et Horizons d’Argenteuil en France : ici
=> Mohammed Bazza, président du réseau IDD en France : ici

vendredi 24 juin 2016

Journée d'échanges autour de la visite de Zagora à El Hajeb

Dans le cadre du projet « Pour un renforcement de la démocratie et la protection des droits au niveau de la gouvernance locale au Maroc » cofinancé par l’Union Européenne, l’association « Espaces Citoyens » en partenariat avec la commune d’Iqqadar ont organisé, le 29 avril 2016, une restitution de la visite d’échanges d’expériences de la région de Zagora. Cette journée s’est déroulée dans la salle communale d’El Hajeb avec la participation d’une soixantaine de personnes entre élus locaux et acteurs associatifs de la province. Au cours de leurs interventions, les différents intervenants sont revenus sur les expériences de démocratie participative vues lors de la visite d’échanges à Zagora. Ils ont surtout mis en avant les expériences et les actions réussies menées dans le pôle- Sud.


L’organisation de cette journée d’étude vise à capitaliser les expériences et à valoriser les actions menées dans le cadre du projet « Démocratie Participative ». Cet atelier a été mis en place, notamment, pour sensibiliser les élus et les acteurs associatifs locaux aux différents outils de démocratie participative qui ont été expérimentés avec succès dans plusieurs communes dans la région de Zagora et qui peuvent être reproduits pour réussir le processus de concertation local au niveau de la région d’El Hajeb.


La journée s’est clôturée par un débat au cours duquel les participants ont, notamment, échangé sur les possibilités de reproduire les expériences exposées au niveau local.

Même si cette perspective reste relativement éloignée au vu des défis à relever en matière de renforcement des liens entre élus locaux et acteurs associatifs, tous considèrent que le plus important est la volonté de travailler vers un plan d’action de concertation entre acteurs locaux. Cela s’est parfaitement traduit par les recommandations adoptées à l’issu du débat, parmi celles-ci : 
   - Faire un diagnostic de la situation actuelle en se reposant sur les tous acteurs locaux.
   - Créer une coopération intercommunale en mettant de côté les penchants politiques et idéologiques de chacun dans le but de travailler tous ensemble pour développer la région et la rendre plus attractive.

vendredi 17 juin 2016

Un forum des jeunes créé au Pôle Sud Anti-Atlas !

Au sein du projet « Démocratie Participative » mené par le réseau IDD, l’IFAD et le CCFD-TS, les jeunes sont des bénéficiaires mais aussi et surtout des acteurs directs. Ce projet qui vise une meilleure participation citoyenne, et particulièrement celle des jeunes et des femmes. Et un vendredi de mai à Agadir, des jeunes motivés et engagés ont prouvé que les associations partenaires de ce projet sont en train de réussir leur pari !


En effet, le 27 mai dernier, une quarantaine de jeunes des associations du Pôle Sud Anti-Atlas du réseau IDD, ont pris l'initiative de s'organiser entre eux pour se réunir le temps d’une journée autour d’une rencontre qu’ils ont appelé : « Rencontre des jeunes du Pôle Sud Anti-Atlas : Le renforcement des capacités des jeunes basés sur la consolidation de la participation et de la concertation au niveau local». Ces jeunes viennent des associations : Tiwizi, Tamount, Lagrara, Tayafout, Targamait, Timoulay Izder et Espace Sud, ils ont l’habitude de se rencontrer lors des rencontres du réseau IDD et chaque jeune est engagé dans son association. Ensemble, ils ont ressenti le besoin de se rencontrer pour échanger afin de renforcer leurs capacités et leurs initiatives mais aussi dans le but de créer un espace des jeunes pour la concertation et la communication du Pôle Sud Anti-Atlas.
La journée s’est déroulée au Complexe Culturel Mohamed Jamal Addora d’Agadir et a été réalisée dans le cadre du projet « Pour un renforcement de la démocratie et la protection des droits au niveau de la gouvernance locale au Maroc », cofinancé par l’Union Européenne. Elle a été organisée par des jeunes du Pôle et avec l'appui de l’accompagnateur territorial Abderrahmane Alifrani, avec le soutien d’IDD Maroc et du Pôle JadIDD, le Pôle Jeunesse Active du réseau IDD. Pour débuter cette journée, c’est l’accompagnateur Abderrahmane qui a pris la parole pour un mot de bienvenue, et pour remercier et féliciter les jeunes de cette initiative, au nom du réseau IDD et de l’IFAD. 
Il a remercié les partenaires du projet mais aussi le programme « Etudiants et Citoyens » du Carrefour Associatif et d’Etudiants et Développement qui a apporté son soutien humain et financier à l’organisation de cette journée, l’accompagnateur a donc terminé son mot de bienvenue en les remerciant.

Pour la première partie de la journée, les jeunes organisateurs de cette rencontre avait convié des représentants de différentes organisations afin qu’ils puissent présenter leurs initiatives en tant que jeunes, et leurs expériences. Mais c’est d’abord, Brahim Masdoul, représentant d’IDD Maroc qui a pris la parole afin de présenter la structure.


Les invités ont pris la parole pour présenter des initiatives de jeunes de la région du sud. C’est d’abord Mohamed ID Hamed du Conseil des jeunes de Taliouine qui a présenté l’expérience de ce conseil dans le cadre de la troisième phase du Programme Concerté Maroc (PCM). Le conseil des Jeunes de Taliouine a été créé en 2012, regroupant des jeunes de cinq communes rurales voisines. Sa création s’est faite par un travail informel de la part des jeunes pendant une année, en relation et avec le soutien du REMAJEC et de Migration et Développement. Mohamed a présenté les projets du Conseil des jeunes : une activité de renforcement des capacités des jeunes, un projet visant l’employabilité des jeunes et un projet d’éducation à la citoyenneté (Droits humains, environnement …). Les jeunes du conseil ont toujours travaillé en impliquant la commune, qui a reconnu leur travail car les jeunes ont réussi à montrer leurs capacités et leur force de persévérance. Les jeunes ont clairement conscience que le conseil ne peut pas travailler sans la commune et que la commune ne peut travailler sans les jeunes pour un meilleur développement du territoire. Aussi, Mohamed a expliqué que le travail du conseil des jeunes de Taliouine lui a permis de siéger à l’Instance de l’Equité, Egalité des chances et Approche Genre et d’être représenté au REMAJEC. Le Conseil a réussi à réaliser un objectif qui n’était pas prévu au départ : l’insertion professionnelle, deux membres du bureau, dont lui Mohamed, ont obtenu un poste au sein d’organisations de la société civile grâce à leurs compétences acquises en tant que bénévole au sein du Conseil.


Rachid Ait Benaim a présenté la structure qu’il représente : Le Réseau Marocain de Jeunesse et de Consertation (REMAJEC), crée en 2011. Ce réseau est composé d’une centaine d’organisations de la société civile (64 associations et 46 conseils de jeunes). Cette structure dont la vision est « Faire de la jeunesse, un levier essentiel de développement humain, solidaire et démocratique dans le cadre d’une approche concertée et pluri-acteurs », œuvre pour et avec la jeunesse marocaine pour contribuer au mouvement d’influence sur les politiques jeunesses au Maroc. Présent dans neuf régions administratives, Rachid a présenté les principaux chantiers du REMAJEC :
  •        Les Conseils de Jeunes
  •       Les pôles thématiques (Par exemple : le Collectif Marocain pour le Volontariat – CMV)
  •       Le plaidoyer vers des politiques publiques jeunesses
  •       L’employabilité
  •       La mobilité jeunesse

Puis, Pauline Maillard a présenté le programme JadIDD, le Pôle "Jeunesse Active du Réseau IDD". Ce pôle est composé de jeunes militant-e-s, bénévoles, et membres des associations du réseau IDD en France et au Maroc et repose sur l’échange entre ses membres, dans une dynamique de Solidarité Internationale, Education au Développement et à la Citoyenneté, afin de mutualiser les énergies et de valoriser les initiatives des jeunes. Pauline a également expliqué que lors du séminaire international de Zagora, des jeunes de France et du Maroc se sont réunis afin de relancer ce pôle Jeunesse. Les jeunes des associations du réseau IDD sont tous les bienvenus pour s’engager afin de renforcer les capacités des jeunes, de renforcer les liens entre les jeunes de France et du Maroc, et pour travailler sur la mise en place d’activités communes, touchant à des thématiques qui avaient été recommandées lors de l’Université d’Automne de la Jeunesse d’octobre 2015. Elle a cité comme exemple de ces thématiques : la liberté d’expression et les médias communautaires, l’approche genre et l’égalité entre les femmes et les hommes, des ponts entre la France et le Maroc, la participation dans le territoire.

Après ces présentations, une séance de débats et de questions a été ouverte. Les jeunes des différentes associations ont massivement pris la parole. Certains ont posé plusieurs questions sur les représentant-e-s du Conseil des jeunes de Taliouine, du REMAJEC et du Pôle JadIDD pour en savoir plus ou pour apporter des critiques constructives et d’autres ont pris la parole pour présenter leurs propres initiatives, dans leur association ou dans leur région. Les jeunes ont particulièrement mis l’accent sur la nécessité des jeunes à s’engager dans la société civile mais aussi dans la politique car les jeunes savent qu’ils ont un rôle à jouer dans le développement de leur territoire.

L’objectif était également de créer un espace des jeunes pour la concertation et la communication du Pôle Sud Anti Atlas. L’après-midi, les jeunes se sont donc organisés en deux ateliers afin de créer les bases de cet espace. Un premier groupe s’est constitué autour d’un atelier afin de travailler sur le projet associatif de l’espace. De la même façon que les associations membres du réseau IDD et actrices du projet « Démocratie Participative » ont reçu des formations sur ce projet associatif et l’ont travaillé en lien avec les accompagnateurs respectifs des pôles, les jeunes ont travaillé sur la vision, la mission, les principes, les valeurs et les axes stratégiques de l’espace des jeunes du sud.

Autour d’un second atelier, animé par Abdelhamid Inajjaren, membre de l’association Tamount, d’autres jeunes se sont réunis afin de travailler sur le nom à donner à cet espace, sur ses objectifs et sur l’élaboration d’une charte pour l’espace.

En fin de journée, les jeunes se sont réunis et ont restitué les travaux des deux ateliers. L’espace des jeunes du Pôle Sud Anti Atlas a donc été créé et se nomme : Forum des Jeunes Iffous. Un bureau de neuf membres a été formé, les jeunes ont décidé de veiller à ce que la parité parmi les membres du bureau soit respectée, ainsi que la représentativité de toutes les associations du Pôle Sud Anti-Atlas. Au sein de ce forum des jeunes, trois comités de travail ont également été créé : un comité de communication, un comité d’animation et un comité de planification et de montage de projet.

La journée s’est conclue par des mots de clôture de la part d’Abderrahmane Alifrani, Pauline Maillard et Rachid Youbi qui ont d’abord remercié les jeunes pour leur participation à cette journée et pour leur engagement. Ils ont également félicité la création de ce forum Iffous. Rachid a également remercié le Carrefour Associatif et Etudiants et Développement pour leur appui et soutien pour l’organisation de cette journée. Il en a également profité pour présenter le programme « Etudiants et Citoyens » mis en œuvre par ces deux structures.



mercredi 15 juin 2016

Commune de Souk Lkhmis Dades : Rencontre de préparation des concertations entre acteurs locaux

En mai dernier, le coordinateur national au Maroc du projet Démocratie Participative, Bachir Maaouni, s’est rendu dans le Pôle Sud est, dans la commune pilote de Souk Lkhmis Dades. Avec l’accompagnateur territorial du Pôle, Abdelkrim Elabdelaoui, ils ont rencontré les associations partenaires du projet et des élus et fonctionnaires de la commune. Cette activité a été menée dans le cadre du projet "Pour un renforcement de la démocratie et la protection des droits au niveau de la gouvernance locale au Maroc" cofinancé par l'Union Européenne. 



Durant deux jours, les associations et les élus se sont réunis pour échanger sur la démarche et la méthodologie de la concertation. Une restitution de la formation sur la démarche participative et les mécanismes de concertation a été faite mais aussi des expériences réussies de démocratie participative au Maroc. Le but était de mettre en œuvre, au sein de la commune de Souk Lkhmis Dades, des outils de démocratie participative.
Quarante-six personnes étaient réunies, représentant dix associations locales, des élus et fonctionnaires de la commune, tous ayant pour objectif commun de renforcer les capacités et l’implication des acteurs de développement dans le processus de concertation.

Le vice-président de la commune a ouvert la rencontre en exprimant sa satisfaction pour l’organisation de ces deux jours de concertation dans le territoire de Souk Lkhmis Dades, une rencontre qui témoigne pour lui de la confiance entre le projet Démocratie Participative et la commune. Le président de l’association Dagh d Dine, a ensuite pris la parole, pour présenter l’implication et le travail collectif des acteurs locaux dans ce projet de concertation ambitieux dans le but de réaliser le développement local souhaité.

Le coordinateur, a quant à lui , rappelé l’historique, les enjeux et les étapes du projet Démocratie Participative et a souligné les liens unissant le réseau IDD et les trois associations locales : Femmes de Dades, Amal Dades et Dagh d Dine. Il a expliqué qu’il s’agit d’un partenariat de longue date, basé sur le partage de principes et de valeurs des droits humains et de démocratie. Bachir Maaouni a également rappelé les concepts de participation : quels sont-ils, quelles sont ses étapes, ses conditions et ses contraintes. Il est ensuite passé aux concepts de concertation et de l’approche participative.

A la suite de ces interventions, les participant-e-s à cette rencontre ont pris la parole et échangé entre eux sur divers points concernant ces concepts de concertation et le projet Démocratie Participative, entre autres : l’importance du projet associatif comme outil d’institutionnalisation des associations, les conditions de réalisation et outils d’une véritable concertation, la construction du Plan d’Action Communal (PAC) avec les associations, le réseautage associatif et l’instance équité, égalité des chances et approche genre.

La seconde journée de cette rencontre a été consacrée à la restitution de la visite d’échanges et dans la province de Zagora, organisée dans le cadre du projet en mars dernier (relire l'article ici), où étaient présents des associatifs, élus et fonctionnaires de la commune de Khmis Dades.

Lors de cette visite, les participant-e-s ont pu rencontrer des associatifs et communes de la province de Zagora qui ont échangé sur leurs expériences dans le domaine de l’approche participative et de la concertation. Il s’agissait donc, lors de cette journée, de donner la parole à celles et ceux qui ont participé à cette visite, afin qu’ils et elles puissent faire bénéficier de leurs expériences aux acteurs de la commune.

Ainsi, un exposé a été fait afin de présenter cette visite d’échanges et ses objectifs. Les expériences de démocratie participative des communes d’Ait Ouallal et de Tamezmout ont donc été présentées, ainsi que l’expérience de la commune de Belfaa sur le budget participatif, qui avait été présentée lors du séminaire international, qui avait suivi la visite d’échanges à Zagora (relire l'article ici). Ensuite, les participant-e-s à cette rencontre ont pu comparer les expériences des communes de la province de Zagora et leurs propres expériences. Les élus et associatifs ont soulevé la nécessité de travailler ensemble et l’importance de la force de l’initiative et la volonté. Ils ont également noté la responsabilité de toutes et tous dans le développement local, tout en construisant à partir des expériences des autres.